Éloge du mariage, de l'engagement et autres folies

Éloge du mariage? Comment faire l'éloge du mariage quand plus de 45% des unions se solde par un divorce? Christiane Singer nous en fait pourtant l'éloge en nous parlant de vie, de souffle, d'empreinte, d'engagement. "Pourquoi nous faire croire par de faux et pervers ménagements que les pas que nous posons sur cette terre ne nous engagent à rien, que nos actes n'ont pas d'ombre portée? (p40). "La vraie aventure de vie, le défi clair et haut n'est pas de fuir l'engagement mais de l'oser" (p18). Oui parce que "le drame serait de ne pas tenter l'impossible, de rester, une vie entière, à la mesure de ce qu'on peut."(p26)
Mariage? Engagement? Autres folies? Oui le mariage est un projet fou "souvent voué à l'infortune (p26). On l'a dit plus de 45%. Mais c'est la vie qui est un projet fou. "Ici on aime pour aimer. On sert pour servir. On vit pour être en vie. Ni plus ni moins" (p67).
Cette proposition vous semble désespérante? Terrorisante? "Il n'est de pire cauchemar que le rêve de sécurité globale où la dictature technoïde se double de la naïve perversité de l'ours écrasant la tête de l'homme endormi pour écarter de lui les mouches" (p96).
Christiane Singer nous raconte la vie, le monde.
Seuls ceux qui n'ont pas lu ce livre pourront être surpris de le voir figurer dans la bibliothèque d'Histoires en chemin. Les autres séduits j'en suis sûre par cette belle écriture seront d'accord avec moi pour en faire un livre sur lequel on revient et que l'on offre pour dire la bonne parole. Alors risquez cette expérience de lecture. Laissez vous conter les histoires de Moshé, de Tara, du prince ou encore d'Inès. Il ne s'agit pas d'un livre de recette. Comment réussir son mariage en 10 leçons ? Il s'agit d'un livre qui parle au cœur. Un livre qui nourrit l'inspiration, qui ne cherche pas tant à répondre définitivement aux questions qu'à explorer les enjeux de les poser.
"L'espoir d'arriver un jour quelque part où me soit servi le thé du sens ultime m'a quitté.
J'erre sans angoisse.
Pire encore : sans déplaisir.
Je n'ai même plus honte de balbutier.
Ni de n'avoir pas raison." (p131)

© Gilda Gonfier - 5 mars 2008

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